Cuisine et voisinage
Publié le 15/01/2026
Dans Ouzh taol ce mois-ci, on s'intéresse à une pratique solidaire et conviviale : la cuisine avec son voisinage. Cela peut aller du simple emprunt ou prêt de matériel, à l'atelier cuisine et repas partagé, en passant par l'échange de recettes, de produits ou de plats.
On a forcément des souvenirs de "collaboration culinaire" avec son voisinage : emprunter du beurre ou des œufs quand on est à cours pour faire un gâteau le dimanche, ou prêter son appareil à raclette. La fête des voisins a permis des dégustations partagées et sans nul doute des conversations enflammées et des révélations de recettes secrètes.
La vie étudiante collective peut nous avoir donné l'occasion d'apprendre ou de transmettre les "trucs de base" (faire cuire du riz...) ; quand on pêche ou quand on a un potager et qu'on a surproduction, on partage souvent au plus près, donc avec ses voisines et voisins.
Quand on est vraiment proches, on peut réaliser des ateliers ensemble et les déguster ensuite au cours d'un repas partagé. Combien de mères de famille ont accueilli dans leur cuisine les enfants de la rue pour la confection collective d'un gâteau ?
Tisser des solidarités et se cultiver
Françoise est une adepte de la cuisine "en plus" pour les voisins empêchés de cuisiner, quel que soit leur âge d'ailleurs (les jeunes n'ont pas toujours l'équipement qui peur permet de confectionner des repas). Partager des repas, c'est inoubliable parce que ça passe par le corps, le cœur et l'esprit ! Bien sûr, c'est un remède à la solitude, mais les échanges peuvent aussi culturels quand les personnes viennent de pays différents.
Cette fusion n'est pas toujours facile à une époque où les régimes spécifiques, pour des raisons de santé ou de convictions personnelles ont tendance à diviser plutôt qu'à réunir.
Il faut aussi veiller à la qualité sanitaire de ce qu'on offre au voisinage, en particulier quand il s'agit de conserves de légumes, viandes ou poisson (Françoise nous détaille ses instructions en tant que professionnelle de la question), ou encore de cueillettes sauvages de champignons ou herbes diverses... Échanger des mets, c'est clairement une question de confiance !
Recette des poires au sirop de Mithé, la voisine de Françoise qui prêtait son stérilisateur
- Deux bocaux avec joints neufs de 750 ml
- 1 kg de poires
- une gousse de vanille coupée en deux
- du citron
- 250 à 300 g de sucre
- Ébouillanter les bocaux et les joints
- Éplucher et rincer à l'eau citronnée les poires coupées en quartiers, on les dispose dans les bocaux avec une demi gousse de vanille
- Porter le sirop à ébullition (1 l d'eau et 250 à 300 g de sucre)
- Verser le sirop brûlant sur les poires et la demi-gousse gousse de vanille
- Fermer les bocaux
- Stériliser 40 min au stérilisateur puis laisser toute la nuit les bocaux dans l'eau chaude
- Le lendemain, vérifier que les pots sont bien fermés