Tournée des tiers-lieux : au musée vivant des vieux métiers d'Argol
Publié le 03/04/2026
Chaque premier vendredi du mois, Lem est enregistré dans un tiers-lieu du Finistère. Ce mois d'avril, on s'installe, juste avant son ouverture de saison, au musée vivant des vieux métiers d'Argol, un lieu unique : 50 bénévoles en animent les milliers d'objets !
Le site internet du musée vivant des vieux métiers d'Argol
Tout a commencé en 1978, par une fête de la moisson à Tal-ar-Groas à Crozon, pour une bonne cause... 10 000 personnes ont répondu présentes ! Une telle dynamique ne pouvait retomber. De fil en aiguille, l'association porteuse de la fête a conçu l'idée d'un musée et trouvé une commune d'accueil, au départ dans un ancien poulailler à Argol. La mécanique était enclenchée et aujourd'hui le musée est plus vivant que jamais. C'est toujours une association qui le fait vivre, forte d'une cinquantaine de bénévoles et d'une collection d'objets innombrables, donnés, récupérés voire achetés.
Un nombre incalculable d'objets, un inventaire en cours
Impossible pour l'instant de chiffrer le nombre d'objets que possède le musée. Certains sont très anciens, (du 16ᵉ siècle), la plupart ont été fabriqués aux 19ᵉ et 20ᵉ siècles. On finira peut-être par les dénombrer, car un inventaire est en cours. Le département textile a été inventorié. C'est un travail de longue haleine qui se fait aussi avec l'aide de bénévoles. Ces derniers peuvent s'investir dans l'entretien des objets, des 1400 m² de bâtiments et 2500 d'extérieur (hors saison) et bien sûr dans la démonstration des savoir-faire d'antan.
Les indispensables bénévoles du musée
Presque plus personne n'a pratiqué les métiers présentés à titre professionnel. La vannerie, la menuiserie et la céramique sont encore exercées. En revanche, la fabrication des savons à la graisse de bœuf ou des cordes en chanvre, le traitement du lin de la graine à la chemise, la production du pain ont été apprises par les bénévoles dont beaucoup sont pris de passion pour leurs secteurs, se documentent pour mieux transmettre.
Le musée fonctionne toute l'année, ouvert aux scolaires en particulier qui, souvent, peuvent repartir avec un objet fait de leurs mains. Le jour de l'enregistrement de l'émission, il y a des jeunes venus d'Espagne qui assistent à l'atelier lin et chanvre, marqué par l'histoire des voiles des bateaux, tissées en Finistère et vendues à la marine espagnole, justement.
Le 5 avril 2026, c'est la réouverture du musée au tout public et les animations s'enchaînent, les mardis, jeudis et dimanches, puis tous les jours en juillet août jusqu'au 6 novembre 2026. Des ateliers permanents comme la visite du Ty-Coz, le bistro-épicerie d'autrefois, les jeux buissonniers, lin, chanvre, tissage, broderie, exposition de costumes, laine et expo de fers à repasser, teinture végétale, du grain au pain, fabrication de sabots, tournage sur bois, fabrication de cuillères en bois, forge, cordes, métiers de la mer, de la pomme au cidre et vannerie. Des événements ponctuels comme le battage au fléau, broderie sur tulle, café à l'ancienne, cerclage des roues, écrémage du lait, crêpes à l'ancienne...
Le musée reçoit des subventions, il vend aussi quelques produits comme les savons, le pain, les brioches, les crêpes, les paniers.
Le musée vivant des vieux métiers 2026 en pratique
- Du 5 avril au 2 Juillet 2026 : ouverture dimanche, mardi et jeudi du 14h à 17 h 30
- Du 5 juillet au 30 août 2026 : ouverture tous les jours de 14h à 18h sauf les samedis
- Du 3 au 27 septembre 2026 : ouverture dimanche et jeudi de 14h à 17 h 30
- En octobre 2026 : tous les dimanches de 14h à 17h30
- Vacances de la Toussaint : ouvert dimanche, mardi et jeudi de 14h à 17 h 30
- Groupes (à partir de 20 personnes), de mars à novembre sur réservation
- Fermeture billetterie à 17h
Tous les podcasts :
Animation Lin et chanvre, version longue
L'écrémage du lait avec Marie-Alice la présidente de l'association