Saveurs japonaises au festival Silence ça touille de Locronan

Publié le 25/09/2026
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Silence ça touille, le festival qui mêle cinéma et cuisine revient à Locronan du 15 au 18 octobre 2026 et il invite le Japon. D'autres arts feront aussi partie des convives de ce moment savoureux qui mêle projections, dégustations, repas, rencontres, conférences, expositions et ateliers pratiques. 

Le site internet du festival Silence ça touille 

Le concept de Silence ça touille (fondé par Christophe et Virginie Casazza) est particulièrement alléchant. On s'en met plein les yeux et les papilles. On regarde des films et on goutte des mets. Après avoir tourné dans les cidreries de Cornouaille en été 2025, le festival revient à l'heure d'automne et remet le couvert dans la ville qui l'a vu naître en 2022 : Locronan. Du 15 au 18 octobre 2026, on pourra s'offrir un véritable voyage au Japon, le pays invité cette année. 

Projections et dégustations à la suite ou... pendant le film 

Une vingtaine de films récents jalonnent les rendez-vous pendant ces quatre jours. Une majorité sont des documentaires, longs métrages ou plus courts, mais on pourra aussi goûter quelques fictions, réalisées par des cinéastes de France, du Japon ou d'ailleurs. Certaines projections seront suivies d'un repas, d'autres auront lieu en goustorama, autrement dit on déguste pendant la séance ce qu'on voit à l'écran, en particulier des dorayakis (pâtisserie) en regardant Les Délices de Tokyo  de Naomi Kawase. La documentariste Françoise Desbois et les réalisateurs Ewen Chardronnet et Thomas Troadec seront là pour présenter leurs films. 

Une cuisine "fusion" aux accents japonais et bretons

La cuisine japonaise est si perfectionniste — elle suppose un travail répété et très respectueux de la recette traditionnelle et des produits, pendant des années — qu'on ne pourra pas vraiment prétendre "manger japonais" pendant le festival qui privilégie néanmoins la qualité. Christophe Casazza préfère parler de cuisine "fusion" ; de la cuisine d'inspiration japonaise adaptée en France, avec une touche bretonne bien sûr. Le chef invité, Sébastien Rivière, tient d'ailleurs une crêperie (à Plonéour-Lanvern) qu'il "japonise" depuis de sa formation d'un an à la cuisine nippone. Les boissons ,elles, viendront bien du Japon : thés au salon (où on pourra se ressourcer entre deux animations et se fournir en produits) et sakés (à consommer avec modération). en dégustation commentée par les restaurateurs parrains de l'édition 2026, Mika et Xavier Pensec. 

Grâce aux ateliers, on pourra aussi s'initier aux techniques culinaires japonaises, comme la cuisson du riz pour sushi et maki, avec façonnage d'onigiri (triangles de riz garnis). On pourra s'alimenter au marché breton/nippon du dimanche.

Plus largement, le festival vous plonge dans l'art de vivre japonais, avec par exemple Katsuyuki Tomimine, venu d'Osaka qui nous guide à la découverte de l'ikigai, ce concept japonais qui permet d'arrêter de subir son quotidien et d'aligner ce que l'on fait avec ce que l'on est. Il nous l'explliquera à travers ses films « Tabi to Manabi ». D'autres artistes participent : une pianiste concertiste qui vit à Quimper Shiho Nahushima, deux artistes textiles : Laurence Bernard qui a créé des kakémonos peints et brodés créés pour l’événement et Malou Lancery dont les pièces d'art textile et ses broderies habillent La Chaya. la photographe Frédérique Aguillon présente son livre d'artiste Les Belles endormies, inspiré du roman de Kawabata, l'auteur Martin Martin, ingénieur passionné par le pays du Soleil-Levant, vient présenter son Breton nippon, etc.

Kenpaï ! À votre santé comme on dit au Japon.