Rencontre des élèves de l’UPE2A du lycée des métiers de l'auto de Pont-de-Buis avec Arezki Amazouz
Publié le 16/06/2026
L’Odyssée des Ondes chemine en rencontres avec les élèves de l’UPE2A (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants) du Lycée des métiers de l’automobile de Pont-de-Buis. Le 4 février 2026, les élèves du Lycée pro ont interviewé Arezki Amazouz.
Depuis le mois de novembre 2025, les élèves de L’UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) du Lycée des métiers de l’automobile de Pont-de-Buis participent à des ateliers radios proposés dans le cadre de l’Odyssée des Ondes. L’Odyssée des Ondes, c'est un projet radiophonique inclusif imaginé par Pierre-Yves Boussard à destination des élèves inscrits dans des dispositifs ULIS, IME ou allophones. Il est mené par les animateur.ices de Transistoc’h avec plusieurs établissements scolaires du centre Finistère.
Au lycée de Pont de Buis, cinq élèves allophones participent à ces ateliers : Arona, Kalilou, Mamadou Dian, Mouage et Samba. Ils sont accompagnés de Gaëlle Gouzien, professeure de français et d’histoire-géo mais aussi enseignante de Français-langue seconde et responsable de l’UPE2A.
Dans leur majorité, les ateliers radio s'articulent avec le projet « Témoignages d’hommes et de femmes » de l’UPE2A. Durant l’année, les élèves ont la possibilité d'interviewer des personnes sur leur parcours de vie et d’immigration. A ces occasions, ils apprennent à préparer les rencontres et à réaliser et mettre en forme les interviewes en vue de leur diffusion sur les ondes.
Le combat d'Arezki pour la liberté et les droits humains
Arezki est né en 1949 à Azazga en Kabylie. Il dit de lui que c'est un enfant de la guerre, la Guerre d’Algérie, qu’il a vécue enfant; il avait douze ans au moment de l’Indépendance. Sa famille, impliquée dans la lutte de libération au sein du Front de libération national (FLN), subit la répression des autorités françaises. Après la Guerre d'Algérie, Arezki devient formateur en arboriculture. Puis il décide de se rendre en France à l'âge de 19 ans et rejoint son frère à Boulogne. Il commence à travailler dans le bâtiment comme manœuvre, puis intègre l'usine Renault de l'île Seguin en 1972. Pendant plusieurs années Arezki a milité au sein de la CGT pour que les ouvriers obtiennent un meilleur salaire et de meilleures conditions de travail. Représentant syndical, il a pris une part active dans le comité d'entreprise et dans les grèves du début des années 1980 puis dans les actions contre la fermeture de l'usine à la fin de la même décennie.
Après la fermeture du site de Renault Billancourt, Arezki s'est investi dans l'Association des anciens travailleurs de Renault Billancourt et de l'île Seguin (ATRIS) et dans des activités visant à recueillir et transmettre la mémoire des ouvriers.
L’interview éclaire quelques moments de son parcours. Arezki y parle un peu de lui mais beaucoup des autres, de sa famille, de ses amis et des combats à mener jusqu’au bout en faveur de la liberté et des droits fondamentaux.
Crédits photos: Gaelle Gouzien
Musique du podcast : Lounis Ait Menguellet, Sani Anruh