Un soutien en Finistère pour les malades de Parkinson
Publié le 04/05/2026
"Libérons le mouvement" c'est le slogan de l'association France Parkinson dont on reçoit la déléguée du Finistère pour faire le point sur le quotidien des personnes touchées, les recherches et les traitements, sans oublier, l'appui associatif.
Retrouvez le comité Finistère sur le site internet de l'association France Parkinson
Hélène Bodennec, aujourd'hui déléguée du Finistère de l'association France Parkinson, a reçu le diagnostic de la maladie à seulement 47 ans. "Il y a un avant et un après" reconnait cette dynamique militante. La moyenne d'âge du diagnostic en France n'est pas si élevée : 58 ans. Beaucoup de personnes sont encore en activité professionnelle et doivent donc composer avec cette maladie neurodégénérative qui provoque fatigue, douleurs et raideurs, parfois des tremblements (mais pas systématiquement) et a des impacts cognitifs (anxiété, émotivité, brouillard mental...). Les évolutions sont très variables d'une personne à l'autre, il y a quasiment autant de manifestations de la maladie que de malades, 270 000 en France.
Une évolution lente de la maladie de Parkinson, des traitements, mais pas de guérison
La maladie de Parkinson "couve" pendant 10 à 20 ans, les symptômes sont alors diffus et pas forcément spécifiques. Quand le diagnostic est posé, on est traité grâce à un substitut de dopamine (le neurotransmetteur qui vient à manquer du fait de la maladie) et on vit alors une "lune de miel" qui peut durer plusieurs années et pendant laquelle on ne ressent pas beaucoup les symptômes. Il est important aussi de maintenir une activité physique, aussi cruciale que les médicaments. Il faut cependant régulièrement ajuster ces derniers, car la carence en dopamine naturelle augmente progressivement.
Connue depuis 1817, la maladie peut être traitée, mais pas guérie. La recherche est active et progresse, mais pas toujours aussi vite que les malades pourraient le souhaiter. Pour celles et ceux qui ont moins de 70 ans et n'ont pas de facteurs de risque, une opération avec implantation d'électrodes pour la stimulation cérébrale profonde est une solution pérenne et efficace, mais c'est une chirurgie lourde. Des travaux scientifiques japonais menés sur les cellules souches s'annoncent par ailleurs prometteurs.
France Parkison en Finistère : créer du lien et faire bouger les malades
En attendant, les malades et leurs proches doivent vivre avec les symptômes. L'association France Parkinson joue les groupes de pression, en plus de collecter des fonds pour la recherche. Localement, le comité du Finistère joue essentiellement deux rôles : aider les personnes à éviter l'isolement, et les inviter à bouger ! Parmi les activités proposées : du tennis de table, de la gymnastique et du foot en marchant. Par ailleurs, les "Cafés jeunes Parkinson" sont un rendez-vous mensuel proposé aux moins de 65 ans.