Ferdinand Bézu, entrepreneur dans le traitement des déchets dangereux à Briec : « On est beaucoup plus ce qu'on fait que ce qu'on dit »
Publié le 02/11/2026
Chaque premier lundi du mois dans le LEM, Cécile Bétancourt reçoit une entrepreneuse ou un entrepreneur du Finistère. Ce mois-ci, Ferdinand Bézu, dirigeant d'Allodis, sous l'enseigne Clikeco Armoric, à Briec : un Alsacien devenu Finistérien d'adoption, qui collecte les déchets dangereux des professionnels.
Cette émission est présentée une fois par mois par Cécile Bétancourt.
Il y a vingt ans, Ferdinand Bézu jetait ses mégots par terre. Aujourd'hui, il sait ce qu'un seul mégot peut polluer et dirige une entreprise spécialisée dans le tri, la collecte et l'élimination des déchets dangereux produits par les professionnels. Aérosols, pots de peinture, amiante ou déchets électroniques : Allodis répond notamment aux besoins des entreprises qui produisent de petits volumes et doivent pourtant assurer leur traçabilité.
Après quinze ans chez Clikeco, où il a été commercial, directeur commercial, directeur de la communication puis directeur du réseau, Ferdinand Bézu reprend en janvier 2025 l'agence de Briec. Il arrive avec une expérience du métier, un projet et aucun apport. Il pensait que le financement serait un chemin de croix. La veille de son rendez-vous bancaire, il travaille encore sur sa présentation à trois heures du matin. Puis son interlocutrice lui annonce : « Monsieur Bézu, on veut vous financer. »
La question rituelle de Cécile Bétancourt ouvre l'émission : « Est-ce que vous êtes déjà tombé ? » Ferdinand préfère parler d'apprentissage. Il raconte ses scénarios A, B, C, jusqu'au moment où il arrive à la lettre Z. Il évoque aussi les « célébrations d'échecs » qu'il a organisées avec ses équipes.
Venu d'Alsace, il découvre en Finistère une relation professionnelle fondée sur « la confiance en prérequis ». Mais cette confiance appelle une exigence : tenir ses engagements. Pour prendre sa place dans une entreprise déjà solide, il commence par dire sa direction, puis par écouter ceux qui connaissent le territoire et le quotidien de l'agence. Il va notamment dans le véhicule avec les techniciens de collecte. « On est beaucoup plus ce qu'on fait que ce qu'on dit », résume-t-il.
Dans dix ans, à qui offrira-t-il le premier verre ? Aux équipes, d'abord. Il raconte même le jour où, en reprenant un véhicule de l'entreprise pour son déménagement, il a accroché un portail. « Je me suis senti bête », dit-il. Cette chute-là n'empêche pas de continuer. Elle rappelle simplement que personne ne tient une entreprise seul.
Prochain rendez-vous : lundi 7 décembre à 12h, avec une autre personne qui a décidé d'entreprendre en Finistère.