Municipales 2026 : se saisir des questions agricoles et alimentaires
Publié le 05/03/2026
À l'occasion de la campagne des élections municipales 2026, le Civam du Finistère invite les équipes candidates à s'emparer des questions agricoles et alimentaires. Beaucoup de compétences communales ou intercommunales concernent ces enjeux.
Une émission mensuelle de Lem, la quotidienne, réalisée en partenariat avec le réseau Civam du Finistère
Alors que les enjeux de santé et de préservation de notre environnement et de notre qualité de vie s'aiguisent, souvent mis à mal par des projets de loi nationaux ou un contexte géopolitique tendu, l'espoir viendra peut-être des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. En tout cas le Civam du Finistère a souhaité saisir l'occasion pour interpeler les candidates et candidats sur les questions agricoles et alimentaires.
Levier foncier et restauration scolaire
Car les municipalités et intercommunalités ont de puissants leviers pour infléchir les tendances dans ce domaine. Déjà, les Plans locaux d'urbanisme (PLU) sont entre leurs mains. Veiller au maintien des terres agricoles sur son territoire, limiter l'artificialisation des sols est un premier point. Ensuite, la restauration collective est un autre domaine d'intervention municipale qui peut s'orienter vers un soutien à l'agriculture locale, voire bio. La loi Egalim oblige à une part d'alimentation biologique et de qualité dans les cantines scolaires. Théoriquement, un appel d'offres ne peut spécifier l'origine locale des produits, mais en exigeant que la ferme soit visitable, on peut, de fait, favoriser les approvisionnements alimentaires locaux.
Dix recommandations de base et des initiatives modèles
Le Civam national propose dix recommandations pour les équipes candidates en 2026 : les suggestions vont de la désignation d'un élu référent agriculture-alimentation (surtout quand il n'y a pas de Projet alimentaire de territoire) à l'orientation de l'affichage publicitaire sur l'espace public (interdire ce qui met en avant la malbouffe) en passant par le soutien à l'implantation de commerces de produits de qualité (magasins de producteurices), l'organisation de débats réguliers avec sa population locale, la veille et l'accompagnement des fermes dont la transmission interviendra à moyen terme, la création de caisses alimentaires locales, la gestion de groupements d'achats alimentaires, l'encouragement des jardins familiaux, etc.
D'autres collectivités vont encore plus loin en achetant des terres agricoles pour les faire cultiver en régie directe (agents communaux) ou en délégation ; les produits peuvent alors approvisionner la restauration scolaire ou celle de l'Ehpad.