Anticiper les sécheresses et le manque d'eau potable en Finistère
Publié le 08/01/2026
Lundi 23 juin 2025 s'est tenue à Pleyben la conférence départementale de l’eau potable en Finistère, à l'initiative du Conseil départemental, avec la préfecture et l'agence de l'eau Loire-Bretagne. Dans un contexte de réchauffement climatique, il s'agit en effet d'anticiper les risques de sécheresse et de manque d'eau potable.
Le plan d'action eau potable sur le site internet du Conseil départemental du Finistère
Maël De Calan, Président du Département, Louis Le Franc, Préfet du Finistère, Thierry Burlot, Président du Comité du bassin Loire-Bretagne, et Loïc Obled, Directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, ont fait le point sur les risques que le département encourt pour la gestion et de la sécurisation de ses ressources en eau potable à l’avenir, du fait du réchauffement climatique.
Le déclic de la sécheresse de 2022
En effet, les épisodes de sécheresse de l’été 2022 ont mis en lumière une faiblesse et un nouvel enjeu pour le département : la gestion de ses ressources en eau. Afin d’éviter des pénuries comme celles de 2022, les acteurs des EPCI se sont réunis. La conférence a ainsi été l’occasion de présenter le plan Finistère eau potable. Ce plan d’action a trois objectifs principaux : la réduction de la consommation, la sécurisation de la production et la consolidation du pilotage. Ils ont notamment été scellés dans la signature de la charte d’engagement départementale proposée par le Département, l’État et l’Agence de l’eau. Il s’agit d’une première étape vers l’entente et la confiance mutuelle entre les acteurs impliqués qui prouve bien l’accélération de l’action publique pour sécuriser la ressource vitale qu’est l’eau.
Chasse aux fuites, sensibilisation aux économies d'eau et stockage dans d'anciennes carrières
Face au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau potable du département, le plan Finistère eau potable se propose de trouver et mettre en place des solutions efficaces sur le long terme. Ainsi, les fuites dans les réseaux finistériens vieillissants seront réduites, de vastes actions de sensibilisation pour économiser l’eau vont être lancées auprès de la population et les eaux non-conventionnelles seront amenées à être davantage valorisées. Le plan vise aussi au renforcement du maillage départemental de sécurisation, à l’accentuation de la protection de la ressource sur le plan qualitatif, le tout notamment à travers des investissements d’envergure. En effet, les acteurs ont déjà fait l’acquisition de la carrière de Berrien dans le but de sécuriser, à terme, une réserve de 10 millions de m³ d’eau supplémentaire, l’équivalent d’un deuxième lac de Brennilis. Enfin, un facteur indispensable de la mise en place de toutes ces mesures est bel et bien un cadre de pilotage clair et solide. Cela passe spécifiquement par l’établissement d’une stratégie départementale et d’une charte d’engagement. Le tout repose sur l’alliance étroite entre les acteurs de l’eau, les citoyens, les EPCI, etc.
Front commun des collectivités finistériennes pour s'adapter aux changements climatiques
Pour que le département finistérien soit capable de faire face au climat breton à l’horizon 2050 – des étés chauds et secs et des hivers doux et humides – le plan Finistère eau potable se pose en projet ambitieux, mais nécessaire. D’autant plus que la vulnérabilité du Finistère face au dérèglement climatique associée au vieillissement des infrastructures risquent de créer un déséquilibre entre besoins et ressources de plus en plus important dans les années à venir. Le plan d’action Finistère eau potable se veut donc efficace, performant et solidarisant. Et les multiples échelles mobilisées pour sa mise en pratique sont la preuve de l’urgence à agir, en même temps qu’elles témoignent d’une entente et d’une nouvelle association entre les EPCI pour le bien des Finistériens.