Bien se nourrir sans se ruiner #1 : l'approvisionnement
Publié le 06/10/2026
En cette onzième saison de Lem, l'association 4quarts vous propose un cycle d'émissions sur le thème : bien se nourrir sans se ruiner. Le premier épisode est consacré à l'approvisionnement : les achats bien sûr, mais aussi les moyens de se fournir gratuitement.
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L’achat stratégique : déjouer les pièges des magasins
- Ne pas se laisser impressionner par le Marketing : La qualité des produits n’a rien à voir avec leur marque, leur prix, les enseignes qui les distribuent.
Exemples classiques : Les moindres prix dans les magasins "hard discount" sont liés à l'organisation logistique (livraison sur palettes sans mise en rayon par exemple) et pas forcément en raison du contenu des produits.
Un yaourt nature d'une célèbre marque a ainsi été classé comme le plus mauvais en test à l’aveugle, mais considéré comme le meilleur si on demandait leur “avis” aux personnes testées (Question du type “À votre avis, quel est le meilleur yaourt nature ?”)
- Il faut lire les étiquettes, faire des tests gustatifs soi même (on n’a pas tous et toutes les mêmes goûts), comparer les prix au kg (on a souvent des surprises, les plus grosses quantité ne sont pas forcément les plus économiques)
On se méfie des promotions (sauf sur les produits qu’on achète habituellement et dont on connaît le prix au kilo).
- Repérer les bacs de produits “ dates courtes “ ( anti-gaspillage) et on ne se laisse pas influencer par les dates de péremption (parce qu’on en a appris les limites)
- Utiliser les applications numériques de paniers d’invendus ( y compris dans les restaurants) ex : To good to go
- Faire la fin des marchés pour avoir de l’excédent gratuit
exemples à donner :
- Les paniers de légumes à 2 euros de chez LIDL après la caisse
L’achat en lien avec des choix de consommation et de vie
Prenons-nous le temps de nous interroger : Que mangeons-nous ? Pouvons-nous simplifier notre alimentation pour mieux vivre ? pour être en meilleure santé ?
Cette réflexion nous fera peut-être éviter les produits ultra-transformés qui nous font acheter au prix fort :
- de l’eau,
- de l’air,
- des additifs qui retiennent l’eau et l’air,
- du sucre
On achète donc des calories vides et des produits pas forcément nourrissants et certainement délétères pour la santé.
On peut aussi s'interroger sur les vertus du jeûne intermittent ( un soir/semaine, mettre son estomac au repos ?) en lien avec son médecin traitant.
Mais bien sûr, transformer soi-même nécessitera de compenser par du temps et du travail, dont il faut pouvoir disposer.
Le choix des ingrédients qui coûtent moins cher, et la débrouille
- Acheter les légumes et les fruits de saison
- Acheter directement chez les producteurices (moins on a d'intermédiaires, moins on paie)
- redonner leur place aux protéines alternatives végétales ( lentilles, pois chiches..) moins chères que les protéines animales
- redonner leur place aux poissons gras (maquereaux, sardines) et aux espèces moins nobles mais délicieuses : tacauds, vieilles, etc.
- Redonner leur place aux abats “pas chers” et pourtant délicieux (pour ceux qui aiment), comme ceux de porc ou la langue de bœuf (très peu coûteuse et qui peut assurer plusieurs repas)
- Manger des œufs ( label bio ou Bleu blanc cœur)
- redécouvrir les morceaux à mijoter ( souvent bien moins chers)
- Faire hacher de la viande de bœuf à braiser et s’en servir pour faire de la farce (avec des oignons, de l’ail, des herbes, voir des carottes, des tomates, … ). On peut éventuellement mélanger avec de la chair à saucisse.
- Avec cette farce, on peut faire plein de plats succulents : hachis parmentier, version classiques ou avec des purées de légumes ; sauce bolognaises et lasagnes ; mélanger avec du chou-fleur cuit à la vapeur ; farcir des légumes
- Il y a des subtilités sur les dates de péremption sur la volaille (dont le lapin) liées aux normes : un produit emballé et mis en rayon va “perdre” 2 à 3 jours de DLC (alors que la viande sera rigoureusement la même que celle non emballée. N’hésitez pas à discuter avec les bouchers dans les petits supermarchés qui en ont encore.
- Cueillir & redécouvrir les fleurs et plantes comestibles sauvages ou pas ( plantain, pourpier, orties, capucine…..)
- Cueillir directement ses aliments en produisant soi-même, surtout si on a un jardin. Mais même quelques pots sur un balcon peuvent suffire pour des tomates cerises (chères !), des herbes, du chou Kale (pratique pour les salades et soupe).
On peut aussi aller chez des producteurs et faire la cueillette soi-même. C’est souvent moins cher. Et toujours plus frais ! On peut éventuellement aider des producteurs contre de la nourriture ? Françoise a tenté l'expérience d’une récolte de framboises chez un producteur en échange de quelques pots de confiture réalisés par ses soins.
L’art de l’achat ou du troc collaboratif ?
- On achète en gros , on s’organise avec ses amis, ses voisins pour faire baisser les prix
- On n’hésite pas à contacter des producteurs et à négocier
- On profite des achats groupés en AMAP
- Faire du troc : échanger des productions et/ou en échange de services
- On favorise les approvisionnements gratuits : potager, cueillette, troc avec voisins, glanage
Pourquoi ne pas s’équiper de gros congélateurs en commun pour garder les produits frais ? ou un stérilisateur ? ou un séchoir ?
Nous en reparlerons plus spécifiquement ensemble au cours de cette année.
On fait ensemble des conserves, séchage, …il y a aussi un côté convivial !