Une caisse commune alimentaire expérimentée à Brest

Publié le 22/01/2026
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Dans tout Brest métropole, une centaine de personnes ont testé la caisse commune alimentaire À table de mai à novembre 2025. Le Civam du Finistère était l'un des partenaires de l'opération. 

Une émission mensuelle de Lem, la quotidienne, réalisée en partenariat avec le réseau Civam du Finistère 

À table n'est pas encore une association, mais ça ne va plus tarder. C'était le nom donné à cette expérimentation menée à Brest par une douzaine de structures dont le Civam et qui visait à favoriser l’accès à des produits locaux, bio et de saison avec une approche participative et inclusive,

La suite logique des autres innovations sociales brestoises liées à l'alimentation 

Après d'autres innovations sociales comme Le Cabas des champs (productions maraichères locales vendues à prix coutant) ou le Vrac 29 (épicerie solidaire avec achats en commun), l'envie de tester une déclinaison locale d'une Sécurité sociale alimentaire est venue naturellement. La SSA c'est le même principe que la Sécurité sociale de santé : chaque membre cotise selon ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins. À l'échelle nationale, les cotisations sont prélevées à partir des salaires (part salariale et part patronale). 

Dans le cas de Brest, il s'agissait de recruter des personnes volontaires pour cotiser au sein d'une Caisse commune de l'alimentation et de répartir ensuite l'argent récolté sur les comptes des membres ; on pouvait donc cotiser bien plus (jusqu'à 472 € mensuels) que ce qu'on recevait (150 € en moyenne) étant donné l'échelle réduite de l'expérimentation : 43 foyers soit une centaine de personnes. Mais tout le monde s'est prêté au jeu pendant six mois de mai à novembre 2025. En contrepartie, toutes les personnes impliquées dans la caisse participaient aux décisions et aux choix des lieux d'achat (productrices et producteurs, marchés et supermarchés bio, magasin coopératif, association d'insertion par le maraîchage, etc.) 

Mixité, échanges, convivialité, découverte des goûts et de nouvelles habitudes de consommation

La mixité de population a permis une représentativité de l'expérience, même si les femmes étaient très majoritaires. Les retours des consommateurices ont été très positifs sur des plans aussi variés que la convivialité (des repas partagés ou des ateliers cuisine s'ajoutaient aux réunions d'organisation et de prise de décision collective), la santé (moins de consommation de produits sucrés ou ultra-transformés) ou encore la découverte de nouveaux produits ou nouveaux modes de distribution. 

Pour prolonger l'expérience et réduire les écarts de cotisation, le collectif À table va devenir une association et chercher aussi des subventions pour cofinancer les achats alimentaires. L'idée est aussi d'élargir le nombre de membres de la caisse.