Alimentation et changement climatique
Publié le 16/06/2026
Le changement climatique entraînera de faits des changements dans notre alimentation, l'association 4quarts passe en revue ce qui, depuis nos assiettes, contribue à atténuer le dérèglement et ce qui relève aussi de l'adaptation.
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La façon dont on produit de la nourriture, la manière dont on la consomme, ont un impact sur d’autres aspects de notre vie comme l’environnement, la pollution, mais aussi le climat. Selon l'Ademe, l’alimentation représente un quart de l’empreinte carbone (émissions de CO2) de la population française et elle a des impacts sur la santé des écosystèmes, de la biodiversité et des sols, en particulier lors de la production agricole.
Les modes de production agricole ont un fort impact sur le climat
L'agriculture intensive a notamment réduit considérablement la fertilité naturelle des sols, qui sont enrichis d'engrais artificiels, fabriqués avec des produits pétroliers et donc générateurs de gaz à effet de serre. D'autres techniques agronomiques permettent de produire des aliments en respectant la vie du sol, en réduisant l'usage de l'eau aussi. La quantité d'eau potable disponible est aussi une question liée au changement climatique.
Des aliments et de leur impact climatique
Un des moyens concrets de réduire l'émission carbonée de son assiette, c'est la réduction de la consommation de viande. La production d'une protéine animale émet 6 à 12 fois plus de gaz à effet de serre que celle d'une protéine végétale, selon les modes de production et d'élevage en particulier. L'introduction de plats végétariens dans son alimentation aura donc un impact fort.
Autre levier, privilégier les aliments dont la production agricole a moins d'impact environnemental. L'agriculture biologique est indéniablement avantageuse de ce point de vue. L'accessibilité financière reste parfois un frein ; cependant, acheter des produits bio en circuit court, voire en vente directe, réduit ces coûts.
Des pénuries de certains produits en vue ?
Du fait du changement climatique, des produits que nous consommons couramment se raréfient occasionnellement ; des pénuries apparaitront de plus en plus fréquemment. Des maladies émergentes, dopées par les fluctuations du climat, s'attaquent à des végétaux ou des animaux dont nous sommes friands (maladies des agrumes, grippe aviaire, etc.), des récoltes connaissent des aléas liés au climat ou à ses effets comme les grands incendies (graines de moutardes), etc. Il faudra peut-être se résoudre à renoncer à certains aliments que nous consommions jusqu'à présent sans nous poser de questions.
Dans sa cuisine, tester d'autres modes de transformation plus sobres
Plus marginalement, il est important de veiller à la façon dont on cuisine, en économisant l'eau en particulier. On veille aussi à éviter le gaspillage alimentaire qui est un autre facteur aggravant du changement climatique. On peut privilégier aussi des cuissons moins énergivores (utilisation des couvercles, cuissons lentes terminées dans une marmite norvégienne, cuissons de poissons au jus de citron, etc.)
Et puis aussi si le climat change, on aura envie, on aura besoin de manger différemment. En période de canicule, rien de tel qu'un bon gaspacho, une soupe non cuite. On réduit aussi sa consommation de sel, de sels nitrités (charcuteries), de sucre et d'alcool qui "assoiffent".